Dans une étape importante vers la normalisation des relations, des représentants diplomatiques haïtiens et dominicains se sont rencontrés aujourd’hui au parc industriel CODEVI, dans la zone frontalière, et ont convenu de rouvrir l’espace aérien entre les deux pays à compter du 1er mai 2026. La réunion a rassemblé des délégations du ministère haïtien des Affaires étrangères et du Culte (MAEC) et du ministère dominicain des Relations extérieures (MIREX). Tenues du côté haïtien de la frontière, dans la zone franche de CODEVI, les discussions visaient à relancer la coopération bilatérale sur des priorités communes essentielles.
Selon un communiqué conjoint publié à l’issue des discussions, cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la Déclaration conjointe historique signée le 10 janvier 2021 à Elías Piña par les présidents Jovenel Moïse et Luis Abinader. Ce document définissait une feuille de route en neuf points qui continue d’orienter les relations entre les deux pays. Le gouvernement haïtien, dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a exprimé son engagement à renforcer le dialogue avec son voisin « dans un esprit de compréhension mutuelle et de plein respect de la souveraineté des deux États ».
Résultat clé : Réouverture de l’espace aérien. Un résultat concret majeur de la réunion a été la décision de lever la suspension des liaisons aériennes commerciales. À compter du 1er mai 2026, les vols reprendront entre l’aéroport international du Cap-Haïtien, dans le nord d’Haïti, et divers aéroports de la République dominicaine. Les responsables ont présenté cette mesure comme un moyen de dynamiser les échanges entre les populations, de stimuler les liens économiques et d’approfondir les relations bilatérales.
Priorité à la sécurité et à la coopération. Au-delà du secteur aérien, les deux parties ont tenu un échange qu’elles ont qualifié de « franc et constructif » sur plusieurs questions urgentes, en particulier la sécurité des frontières. Les discussions ont porté sur le renforcement des mécanismes conjoints de contrôle et de surveillance de la frontière commune, ainsi que sur la gestion des migrations et les échanges commerciaux.
Les deux délégations ont également remercié la communauté internationale, et plus particulièrement les Nations Unies et la Force de répression des gangs (FRG), pour leur soutien aux autorités haïtiennes dans leurs efforts pour rétablir la paix, la stabilité institutionnelle et la sécurité de la population. Engagement en faveur d’un dialogue continu. À l’issue de la réunion, les deux parties ont réaffirmé qu’un dialogue bilatéral ouvert et continu demeure la meilleure voie pour relever les défis communs. Elles se sont engagées à maintenir ce canal de communication « dans un cadre de respect mutuel, de bon voisinage et de pleine conformité au droit international ».




