Le monde de la santé suit avec attention une situation alarmante survenue à bord du MV Hondius, un navire de croisière néerlandais. Parti d’Ushuaia en Argentine début avril 2026, le bateau a vu plusieurs de ses passagers développer une infection grave au hantavirus, entraînant déjà trois décès.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), au moins sept cas ont été identifiés (dont deux confirmés en laboratoire et cinq suspectés) parmi les 147 passagers et membres d’équipage. La souche en cause serait le virus Andes, le seul hantavirus connu pour pouvoir se transmettre, dans de rares cas, d’une personne à une autre lors de contacts prolongés et rapprochés.
Le hantavirus est habituellement transmis à l’homme par contact avec les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés (rats et souris), souvent en inhalant des particules contaminées dans des espaces fermés ou mal aérés. Les symptômes commencent généralement comme une forte grippe : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, nausées et fatigue. Ils peuvent rapidement évoluer vers une forme grave affectant les poumons (syndrome pulmonaire à hantavirus), entraînant des difficultés respiratoires sévères et parfois la mort.
Il n’existe ni vaccin ni traitement antiviral spécifique. La prise en charge repose sur des soins de support intensifs (oxygénation, assistance respiratoire) en milieu hospitalier. Un diagnostic précoce augmente considérablement les chances de survie.
Cette affaire met en lumière la dangerosité du virus Andes, présent en Amérique du Sud, et rappelle l’importance des mesures de prévention : éviter tout contact avec les rongeurs, bien aérer les espaces et nettoyer prudemment les zones potentiellement contaminées avec des produits désinfectants.
Le navire, actuellement ancré au large du Cap-Vert, voit ses passagers placés en isolement tandis que des évacuations médicales ont déjà eu lieu vers l’Europe. Les autorités sanitaires internationales continuent d’enquêter pour déterminer l’origine exacte de la contamination et évaluer les risques de propagation.
Bien que le risque reste faible pour la population générale, cet événement rare souligne la vigilance nécessaire face aux zoonoses émergentes.





